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L’ASSOCIATION DES ENTRAINEURS DE GALOP

Sous la rubrique « Filière du cheval » vous avez accès à une série d’articles destinée à vous faire découvrir les différentes structures de défense de ses professionnels. Christian Bazire, Président du Syndicat des Entraîneurs au Trot, Bernard Ferrand, Président des Eleveurs au Galop se sont prêtés au jeu des questions réponses
Aujourd’hui, c’est le tour de Christiane Head-Maarek, Présidente de l’Association des Entraîneurs de Galop. Nous la rencontrons au siège de l'association, installé depuis sa création en 1970, à Chantilly. Mais avant toute chose, quelques mots d’explications



Richard Crépon
Richard Crépon
Après la deuxième guerre mondiale, plusieurs entraîneurs de Maisons-Laffitte se sont regroupés en syndicat, dans le but de tisser entre eux des liens conviviaux. En 1977, Monsieur d’Aillières transforme le Syndicat en Association des Entraîneurs (loi 1901). Le siège est alors implanté à Chantilly. Il s’agit d’un tournant très important pour les entraîneurs car ils peuvent depuis cette date bénéficier d’une mutuelle-groupe adaptée. L’Association prend à sa charge 30 % du coût de la cotisation de cette mutuelle. Le prix de la cotisation est le même quel que soit l’âge de l’entraîneur et sa situation de famille.

En 1992, Monsieur d’Aillières fait obtenir un siège au Comité de France Galop à l’Association, puis, plus tard, au Conseil d’Administration, ce qui renforcera le poids des entraîneurs.

Plusieurs présidents se sont succédés à l’Association depuis Monsieur d’Aillières : Messieurs Jack Barbe, Guy Bonnaventure, et, depuis 1998, Madame Christiane Head-Maarek.

L’Association compte une salariée, les membres du Comité sont bénévoles (15 membres, dont le mandat dure trois ans, est renouvelé d’un tiers chaque année, par élections nationales). Le Bureau est composé de Christiane Head-Maarek, présidente, d’un vice-président (à élire, Claude Rouget nous ayant quittés en novembre 2009), de Tony Clout, trésorier, et de Richard Crépon.

L’Association est représentée dans toute la France, notamment par les délégués régionaux, pour les territoires suivants : Chantilly, Maisons-Laffitte, Ouest-Anjou-Maine, Ouest-Normandie, Sud-Ouest, Est et Nord, Centre-Est, Sud-Est et Corse.

Les ressources de l’Association proviennent d’un prélèvement de 0,25 % sur les gains de courses de ses adhérents (article 37 du Code des Courses au Galop), qui représentent 85 % des entraîneurs français ou étrangers implantés sur le territoire.

L’argent des amendes infligées aux entraîneurs par France Galop est reversé au prorata du nombre d’adhérents pour alimenter la Caisse de Secours. Cette caisse sert à aider mensuellement les veuves d’entraîneurs, les entraîneurs à la retraite ou handicapés, qui connaissent de grosses difficultés financières.

Abordons maintenant, avec Christiane Head-Maarek, les raisons profondes de la création de l’Association des Entraîneurs de Galop : ses combats.

Christiane Head
Christiane Head
Quelle est l’action, à vos yeux, la plus importante dans ces combats ?

Pour moi, le résultat le plus important de l’Association… (ils sont tous importants) je dirais : le passage du régime BNC au régime BA au 1er janvier 2004 pour les entraîneurs. L’Association s’est battue pendant plus de 15 ans pour que ses entraîneurs obtiennent ce statut.
Je serai toujours reconnaissante à Dominique de Bellaigue, Président du Cheval Français, de ne pas avoir laissé tomber le galop malgré les pressions.
D’autres combats sont en cours comme l’ouverture des jeux ou la remise en question de la TVA, actuellement à 5,5 %, par Bruxelles. Mais l’Association se bat chaque jour pour défendre et informer ses adhérents au niveau social et fiscal ou pour les accompagner lorsqu’ils doivent se rendre à France Galop. Tous les dossiers sont traités avec la même attention, quel que soit l’effectif de l’entraîneur qui a besoin de l’Association.

L’Association est-elle un outil indispensable pour les entraîneurs ?

Absolument. Elle représente la profession. Pouvoir siéger au Comité et au Conseil d’Administration de France Galop est une très bonne chose. D’autre part, il faut savoir que tous nos adhérents, quelle que soit leur taille, profitent des résultats de nos combats. Le travail que nous effectuons avec les différentes instances est très important et il est primordial d’avoir des échanges constructifs avec elles.

Les jeunes sont-ils impliqués dans le combat associatif ?

Oui, même lorsqu’ils débutent leur carrière. Certains jeunes s’engagent vraiment car ils ont en eux la fibre associative. Ils apportent une autre vision et d’autres idées concernant les problèmes d’aujourd’hui, qui sont différents de ceux d’il y a vingt ou trente ans.

Si vous deviez définir la qualité première d’un leader ?
La tolérance, accepter l’autre avec ses défauts et ses qualités.

Qu’est ce qui vous met en colère ?

L’inégalité, la mauvaise foi. Je ne supporte pas que l’on traite les gens en fonction de leur position sociale.


FCP





1.Posté par Pierre BELLAICHE le 02/10/2012 07:47
une association efficace et humaine lors des négociations salariales.
Pierre Bellaiche,Président du syndicat hippique national.

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