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EDITH CUVELIER A la tête du Groupement hippique national

Une présidente multicasquettes

Elue présidente depuis trois ans de cette société de services qu’est le GHN , Edith Cuvelier ne sait pas encore ce que veut dire le mot retraite.
Parcourir l’Hexagone à la rencontre des clubs équestres, apporter des réponses à leurs nombreuses questions, suivre les dossiers, défendre les meilleurs idées auprès des ministères, voilà aujourd’hui le quotidien d’Edith qui semble s’épanouir dans ces multiples fonctions


Le GHN ou Groupement hippique national est un organisme regroupant une
grande majorité des centres équestres en France. Une de ses missions est de
les représenter au niveau des pouvoirs publics. Il participe à la commission paritaire nationale pour l’emploi, à la négociation de la convention collective, ainsi qu’à toutes les négociations existantes face aux ministères, dans les domaines fiscaux, juridiques et économiques pour le développement des centres équestres.



EDITH CUVELIER  A la tête du Groupement hippique national
Issue du monde du poney, éleveuse de poneys Connemara, Édith Cuvelier a un
parcours bien rempli. Cette femme de 63 ans, habitant à Marc q - e n - B a reuil ( Nord
Pas-de-Calais ), mère de six enfants, a réussi à monter un des premiers poney- clubs
dans sa région. Elle l’a dirigé durant onze ans. Étant seule gérante, mais avec des associés, elle estime que ça n’a pas été si simple. La société n’était pas vraiment prête à laisser de la place aux poneys qu’elle considérait alors comme une sous- équitation. Puis, pour des raisons personnelles et désireuse de changer d’orientation dans sa vie professionnelle, Édith décide de vendre son poney - club et de s’engager dans la grande barque de l’emploi en devenant d’abord conseillère professionnelle puis directrice adjointe d’une antenne ANPE. De là, à s’occuper de la formation professionnelle et de l’emploi au sein du GHN, il n’y avait qu’un pas.
“ Cela me donne aujourd’hui une expérience très intéressante
pour le GHN, explique- t- elle. J’ai une vision plus complémentaire en ce qui concerne la formation professionnelle et l’emploi. À l’ANPE, nous faisions beaucoup de financement pour les formations,en contactant les organismes comme les ASSEDICS, les OPCA, les conseils régionaux, etc. C’est pour moi un terrain familier.”
Monter un centre équestre aujourd’hui n’est pas une gageure.

LE GHN PARAIT INCONTOURNABLE POUR CREER UN CENTRE EQUESTRE.

D’après madame la Présidente , le marché est porteur grâce au nouveau statut agricole auquel les centres équestres sont également soumis depuis 2004 et qui leur permet de bénéficier de la TVA à 5.5%. Les jeunes qui s’installent peuvent en toute liberté embaucher un enseignant, facturer les heures de monte à taux TVA réduits. Ils peuvent également construire des boxes, leur manège voire même leur maison d’habitation sur presque n’importe quel terrain agricole. Ce qui est nouveau aussi. Ils peuvent développer une clientèle motivée sur du long terme car l’équitation se pratique toute la vie. Le bémol reste le pouvoir d’achat des Français qui, en cas de coup dur, limitent les loisirs. Bien que ce loisir soit démocratisé depuis longtemps et son accès facilité par la proximité des établissements dans toutes
les régions de France (il y en a près de 5000 sur le territoire) l’équitation reste une dépense qui peu être remise en cause lorsque la situation financière devient difficile . C’est pourquoi, cette activité doit être gérée comme une entreprise avec un développement marketing et une dynamique de marché.
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“ Le GHN, pour promouvoir l’équitation et mettre en avant toutes les problématiques inhérantes à l’installation d’un centre est en effet le mieux placé, confirme Édith. Son rôle est d’informer et de suivre les dossiers pour les mener jusqu’au bout dans un
cadre juridique, fiscal et financier en adéquation avec chaque cas. Les jeunes peuvent s’adresser au GHN comme porteur de projet, avant même de commencer
leur activité ”.
En tant qu’association loi 1901, le GHN n’est pas une entreprise, il est davantage lié au service et au développement des centres, qui y cotisent tous les ans.
La difficulté de ce travail réside dans le fait que chaque centre est différent, certains n’ont même pas d’activités économiques à proprement parler.

LE GRAND CHANGEMENT POUR LES CENTRE EQUESTRES A ETE LE NOUVEAU STATUT AGRICOLE

Ils organisent uniquement et ponctuellement des manifestations (concours hippiques,
complet, trec, ou autres), mais sans pratiquer l’enseignement ou avoir une activité de club. Le GHN est là pour répondre à des questions pratiques qui se posent dans tous les cas de figures : quelles sont les démarches à effectuer ? Le droit à construire ? Le droit du premier occupant ? Qu’est-ce que la commission de sécurité ? Etc.
“ On est à cheval, sans jeu de mot, entre de multiples législations, sourit Édith, celles du ministère des Sports, d’autres qui sont agricoles, des ERP (établissements ouverts aux public), sans compter toutes les autres obligations…..” Les métiers d’animateurs d’enseignant sont réglementés côté jeunesse et sport et la profession d’agriculteur l’est aussi coté agriculture. Pour Édith, c’est presque plus difficile que d’ouvrir un restaurant. Il y a tellement de volets différents à étudier, des déclarations en mairie au contrôle des structures de la chambre d’Agriculture, tout cela est fort compliqué et le GHN est le bienvenu. Mais le métier est de passion et ce qu’il représente n’a pas de prix : le
contact avec la nature et les animaux. Sans oublier que l’équitation propose une palette énorme de possibilités, une multiplicité de disciplines. Tout le monde peut trouver “étrier” à son pied ou activité à son goût : Dressage, Pony- Game, Horseball, Voltige, Attelage, Promenades et maintenant une toute nouvelle discipline du Trot Attelé pour poney ,d’autres diversités encore... Et ce jusqu’à 70 ans et plus !
Le GHN a eu beaucoup de succès depuis sa création, il y a environ quarante ans. Du reste pour ce nouveau statut agricole qui bénéficie tant aux centres équestres, c’est le GHN qui à aidé aux études en amont .Seulement le GHN va plus loin que cela et traque sans relâche tout ce qui peut être confus, laissé pour compte, pas clair ou ambigü au niveau des projets de loi. À ce niveau là, Édith Cuvelier a gagné son bâton de maréchal au sein du Groupement hippique national, dans l’aide et la défense du petit propriétaire ou exploitant de
centres équestres.


Roxane Legay




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