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Rencontre avec Madame Catherine Procaccia, Sénatrice du Val de Marne très impliquée dans la filière cheval



Après notre entrevue avec Madame la Députée de Vendée Martine Leguille-Balloy. Femme Cheval Passion poursuit ses interviews sur son site auprès de ces femmes dont défendre les autres est une mission. Elles sont Députées, Sénatrices, Ministres, pour qui la politique est une passion. Notre rencontre d’aujourd’hui est avec Madame Catherine Procaccia, Sénatrice du Val de Marne département qui compte un grand nombre de centres équestres, ainsi que le centre d’entrainement international des Trotteurs.
 
Qu’est-ce ce qui vous incite à vous intéresser à la filière cheval ?
 
J’ai fait de l’équitation quand j’étais jeune et mes deux enfants ont beaucoup pratiqué, y compris au niveau compétition. C’est donc d’abord par intérêt personnel que je me suis intéressée à la filière cheval. Le cheval, n’est pas un animal de compagnie, mais il permet d’établir de vrais liens affectifs avec l’homme et avec l’enfant. C’est d’ailleurs le seul sport qui se pratique avec un animal dont on doit s’occuper avant de prendre plaisir à le chevaucher. Il faut le soigner, lui mettre une selle, composer avec lui, apprendre à le dominer en le respectant mais aussi en respectant les règles du club dans lequel il pratique. C’est la raison pour laquelle, il y a 20 ans, maire-adjoint à l’enseignement à Vincennes, j’avais mis en place avec les « grands » de maternelle, sur leur temps scolaire, des « classes poney » in situ puisque nous avions la chance d’avoir à proximité un club d’équitation. Ce fut un énorme succès et surtout un succès pédagogique que l’Éducation nationale a reconnu et voulu développer.
En outre, habitant Vincennes, il est impossible de méconnaître le monde des courses, d’autant plus que depuis pas mal d’années, l’hippodrome a tout fait pour s’ouvrir aux non turfistes.
 
Quelle place pour le cheval dans un département urbain comme le Val-de-Marne ?
 
Le Val-de-Marne (à ne pas confondre avec la Seine-et-Marne) est un département limitrophe de Paris, très urbanisé - 1,4 million d’habitants dans seulement 47 communes- donc avec beaucoup de grandes villes, des friches industrielles mais aussi un certain nombre d’espaces verts. Certes, le Val-de-Marne est loin d’être un département rural, mais le cheval y est très présent.
 
Il compte :

- plus de 8 000 licenciés, dans une vingtaine de clubs soit presque un club pour 2 villes
- des lieux emblématiques comme le château de Grosbois, célèbre centre d’entrainement du trot et superbe école de courses hippiques.
- l’école nationale vétérinaire d’Alfort ENVA qui a formé et forme les spécialistes équins de France et d’Europe. Non seulement elle assure l’enseignement théorique des étudiants et leur spécialisation, mais elle offre aussi un service de diagnostic, thérapeutique et d'hospitalisation aux équidés
- Enfin l’hippodrome de Vincennes qui certes dépend administrativement de la ville de Paris, mais est inséré au milieu des communes du Val-de-Marne, plus proche de Vincennes, Nogent-sur-Marne, Joinville-le-Pont, Saint-Maurice que de Paris.
Bref, ces éléments prouvent bien que le cheval à toute sa place dans ce département et une place économique qui ne peut être négligée.
C’est donc un département qui ne peut ignorer la filière cheval et qui prouve qu’elle y a toute sa place.
 
Quel avenir voyez-vous pour la filière ?
 
Le cheval a toujours été aux côtés des hommes et je n’imagine pas, malgré l’urbanisation de nos sociétés, qu’il disparaisse. Les centres équestres, malgré leurs difficultés financières sont présents partout sur le territoire et les français de tout âge y sont attachés. D’ailleurs le cheval réapparait dans les villes pour des missions de sécurité et pour des raisons écologiques. Quant à nos élevages, ils continuent d’incarner l’excellence française. J’ai du mal à comprendre pourquoi les technocrates des finances n’arrivent pas à admettre qu’il faut conforter et non fragiliser le financement de la filière cheval. J’ai récemment découvert que les enjeux des parieurs à travers le PMU finançaient la filière.

Ce qui devrait être un atout, même un modèle pour d’autres filières sportives, est fragilisé certes pour différentes raisons mais avant tout parce que l’Etat et les français privilégient les jeux de grattage, de tirage et les paris sportifs en ligne au détriment des paris hippiques.
Il nous faut, nous parlementaires, rappeler à l’Etat qu’il doit respecter la loi de 2010 en veillant au développement équilibré des différents types de jeux et lui faire valoir que les emplois existants et ceux qui peuvent être créés ne sont eux pas délocalisables.
Je conclurai avec cette recommandation :  il faudrait que les spécificités de la filière cheval et de son financement soient davantage connus des 700 000 licenciés et du million de personnes qui pratiquent l’équitation et des autres sportifs.
 
Merci Madame
 


Delphine Raoul




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