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RENCONTRE AVEC MADAME MARTINE LEGUILLE-BALLOY, DEPUTEE DE VENDEE IMPLIQUEE DANS LA FILIERE CHEVAL



RENCONTRE AVEC MADAME MARTINE LEGUILLE-BALLOY, DEPUTEE DE VENDEE IMPLIQUEE DANS LA FILIERE CHEVAL
Femme Cheval Passion a souhaité aller à la rencontre de femmes dont défendre les autres est une mission. Ces femmes sont Députées, Sénatrices, Ministres, pour qui la politique est une passion. Aujourd’hui nous avons rencontré Madame Martine Leguille- Balloy, Députée de Vendée.
 
Madame la Députée, qu’est-ce qui vous pousse à vous impliquer pour la filière Cheval ?
Comme toutes les personnes qui ont la passion des chevaux, j’ai consacré une grande partie de ma vie à ce plaisir qui a été aussi source d’implication professionnelle. Outre le fait d’avoir été cavalière, éleveuse et propriétaire de chevaux de sports, avant d’être élue députée en juin dernier, j’ai été avocate spécialisée en droit équin pendant près d’une vingtaine d’années. Ces expériences professionnelles m’ont permis de me rendre compte des problématiques concrètes auxquelles peut être confrontés cette filière et de mieux les comprendre. Les professionnels du secteur équin exercent des métiers difficiles, qui exigent un investissement personnel important, mais ils sont des éléments clefs du dynamisme de nos campagnes et de l’excellence à la française, qu’il s’agisse d’élevage, d’entrainement, de sports ou même d’artisanat. Il me paraît donc naturel de continuer à les défendre dans les nouvelles fonctions qui sont les miennes, à une échelle plus globale. 
 
Depuis votre élection comme députée en juin dernier, vous avez rencontré plusieurs acteurs de la filière. Quelles vous semblent être leurs préoccupations premières ?
Les échanges que j’ai pu avoir ces derniers mois avec des représentants des sociétés mères des courses comme du sport, de l’élevage, mais également avec le PMU ou d’autres acteurs moins institutionnels du monde du cheval, ont été d’une grande richesse et m’ont permis de découvrir des perspectives différentes sur les enjeux que connaît cette filière. Bien qu’étant familière de ce milieu depuis de nombreuses années, je dois admettre que l’organisation de cette filière et le rôle que joue chacun de ses acteurs n’est pas toujours facile à appréhender. C’est pourquoi il me semble primordial que ces différents représentants réussissent avant tout à s’exprimer collégialement d’une voix unie et solidaire. Je salue à ce titre l’initiative qui a été prise récemment de créer la Gouvernance de la filière Cheval rassemblant LeTROT, la FFE, FRANCE GALOP, la SFET et la SHF ayant pour objectif de dessiner une politique commune pour le cheval. Le premier dossier sur lequel ce conseil prévoit de se pencher est la question du financement. Le PMU, qui irrigue toute une branche de la filière, a connu une baisse tendancielle de son activité ces dernières années et une réflexion stratégique doit être envisagée pour lui redonner son dynamisme et garantir un financement pérenne aux professionnels du cheval.
 
Comment voyez-vous l’avenir de la filière ?
Si nous faisons tous souvent référence aux obstacles financiers à surmonter, l’optimisme est permis. On compte aujourd’hui 700.000 licenciés pour la pratique des sports équestres, 1 million de pratiquants du tourisme équestre. L’engouement pour les activités équestres ne cesse de s’affirmer. Cette filière est un vivier d’emplois et un secteur de notre économie nationale à part entière. Le rappel de tous ces emplois et des emplois induits pourrait sembler superfétatoire mais il est utile à l’estimation réelle du rayonnement et de l’occupation territoriale des activités professionnelles potentielles liées aux équidés. Il convient à ce titre de souligner le nombre de salariés (lads, grooms, cavaliers d’entraînement, jockeys ou drivers, responsables d’écuries, coaches de compétition, etc.) qu’emploient les écuries de compétition ou les élevages équins. En moyenne, on estime en effet que 5 équidés génèrent un emploi à temps plein dans ces écuries. Les centres équestres, quant à eux, ne cessent de développer des activités pour attirer ou fidéliser de nouveaux clients (tourisme, travail à pied, nouvelles disciplines dans les championnats FFE, courses de poneys, etc.). En matière de soins des chevaux, les spécialités vétérinaires se généralisent et se professionnalisent (ostéopathie, dentisterie, éthologie, etc.). L’utilisation du cheval en thérapie humaine est également en plein essor et est une source d’espoir pour de nombreuses familles. Enfin, le cheval tend à s’inviter de nouveau dans les villes (brigades équestres de la gendarmerie, moyens de transport, collecte des déchets) et dans l’agriculture (travail dans les vignes ou pour le débardage, production de lait de jument, etc.). 
 
Cette liste non exhaustive donne une idée du potentiel énorme que représente le cheval pour nos territoires. Les projets innovants ne manquent d’ailleurs pas dans la filière, comme en témoigne le beau plateau d’entrepreneurs réuni le mois dernier à Angers pour la 4e édition des Assises de la filière équine sur le thème « Aujourd’hui, c’est déjà demain : ils réinventent le monde du cheval ». Si le désamour des nouvelles générations pour les paris hippiques est une source légitime d’inquiétude et si nul ne peut nier que des transformations sont nécessaires pour faire entrer pleinement la filière dans le XXIème siècle, le produit « cheval » continue quant à lui de faire rêver.
 
Des alliances se créent. Des idées fusent de toutes parts. Le Cheval se met en marche, il ne reste plus qu’à trouver la bonne foulée.
 
Merci Madame
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Delphine Raoul




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