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RENCONTRE AVEC MADAME ELISABETH LAMURE, SÉNATRICE DU RHÔNE, « LE MONDE DU CHEVAL DOIT S’UNIR, SE FÉDÉRER, SE RENFORCER »

Femme : Cheval Passion poursuit sa série d’interviews sur son site www.femmechevalpassion.com auprès de ces femmes dont défendre les autres est une mission. Elles sont Ministres, Sénatrices, Députées, pour qui la politique est une passion. Notre rencontre d’aujourd’hui est avec Madame Elisabeth Lamure Sénatrice du Rhône



Après nos entrevues avec mesdames Martine Leguille-Balloy Députée de Vendée et Catherine Procaccia, Sénatrice du Val de Marne, Anne-Catherine Loisier Sénatrice de Côte d’Or, Aurore Bergé Députée des Yvelines et Véronique Louwagie Députée de l’Orne et Madame Vivette Lopez Sénatrice du Gard. 
 

Madame Elisabeth Lamure Sénatrice du Rhône votre département compte un grand nombre d’entreprises dont l’activité se consacre au cheval et d’hippodromes, est-ce ce qui vous incite à vous intéresser à la filière cheval ?
 

Adolescente, j’ai connu l’engouement suscité par la mode des « promenades à cheval », j’ai aimé ce mélange de liberté et de complicité que procuraient ces promenades en pleine campagne, qui réinventaient un autre rapport à la nature et à l’animal. Privée ensuite de pratique par manque de structures proches, j’ai repris contact lorsque mon fils aîné a souhaité s’initier à l’équitation. J’ai réappris avec lui en centre équestre, ce qui a justifié d’acquérir nos propres animaux, un double poney et une jument. Ainsi, je n’ai jamais cessé de m’intéresser à la filière, d’autant plus que dans le Rhône le cheval est très présent.
 
- Que représente économiquement pour vous cette filière sur votre territoire ?
 

Bien que le Rhône soit un petit département en superficie, avec une grande métropole, il laisse la part belle au cheval : deux hippodromes offrent près de 400 courses par an (plates, trot, obstacles et plusieurs Cross-country), que les amateurs peuvent suivre depuis les 5000 places de tribunes couvertes ; on ne compte pas moins de 93 clubs hippiques qui annoncent 54 concours pour 2018, et le salon du cheval EQUITA Lyon bénéficie désormais d’une renommée  internationale.
La FFE du Rhône affiche près de 10.000 licenciés, et la réputation de l’équitation comme 1er sport féminin se confirme ici où sur 9360 licenciés, 8121 sont des femmes !
Enfin, le cheval de trait est également présent avec des élevages renommés, regroupés dans le Syndicat des éleveurs de chevaux de trait du Rhône, qui organise notamment la Route du Beaujolais, l’un des plus grands rallyes d’attelage de France.
Ainsi, l’impact économique de la filière équine dans mon département n’est donc pas à démontrer, il est fort, et fort diversifié.
 
- Quel avenir voyez-vous pour la filière ?
 

Nous devons redoubler d’intérêt pour la filière équine, car elle irrigue tous nos territoires. Il n’existe pratiquement pas de département français dépourvu de présence du cheval, grâce à de multiples activités : l’élevage, les champs de course ou d’entraînement, les écuries de compétition, les clubs, les écoles, ou encore le cirque, la corrida, la surveillance des parcs, l’agriculture ; dans les vignobles du Rhône reviennent çà et là  des chevaux de labour, ils suscitent d’abord la curiosité, puis l’intérêt, car le cheval « libre » est peu présent dans nos paysages, seuls les paris et les courses y donnent accès, avec malheureusement trop peu de proximité avec l’ami de l’homme.
Pourtant, les initiatives sont très nombreuses de la part des professionnels dans nos territoires, à nous de les encourager, et de pousser le monde du cheval à s’unir, se fédérer, se renforcer. Nous, parlementaires, devons appliquer à la filière nos projets de simplification dans la gestion, les normes, le carcan administratif ou la sur transposition des directives européennes, afin d’aider à la compétitivité de ces entreprises.
Au Sénat, Anne-Catherine Loisier a présidé les travaux du Groupe Cheval ces trois dernières années, en apportant sa valeur ajoutée de praticienne passionnée, et sa volonté de faire reconnaître cette filière d’excellence. Elle est l’auteur d’un Rapport d’information publié en juin 2016, sur la situation de la filière équine (https://www.senat.fr/rap/r15-692/r15-6921.pdf)
Je souhaite que le récent cadeau du Président de la République à la Chine, preuve vivante du prestige de la tradition cavalière française, ne reste pas un événement éphémère, mais suscite un regain d’intérêt dont toute la filière devra s’emparer, et en profiter comme une fenêtre ouverte sur son avenir.
  
Merci Madame


Delphine Raoul




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