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Portrait de femme : Rencontre avec Madame Véronique Louwagie, Députée de l’Orne

Femme : Cheval Passion poursuit sa série d’interviews sur son site auprès de ces femmes dont défendre les autres est une mission. Elles sont Ministres, Sénatrices, Députées, pour qui la politique est une passion. Notre rencontre d’aujourd’hui est avec Madame Véronique Louwagie, Députée de l’Orne



Après notre entrevue avec mesdames Martine Leguille-Balloy Députée de Vendée et Catherine Procaccia, Sénatrice du Val de Marne, Anne Catherine Loisier Sénatrice de Côte d’Or et  Aurore Berge Députée des Yvelines.

Madame la Députée, votre département compte un grand nombre d’entreprises dont l’activité se consacre au cheval. L’Orne est une terre d’élevage où un grand nombre de champions ont vu le jour. Est-ce ce qui vous incite à vous intéresser à la filière cheval ?

Jeune, j’ai eu la chance de monter à cheval et ai eu plaisir à transmettre cette passion à mes enfants. Cela m’a conduit à les accompagner dans des centres équestres lors des séjours scolaires en classe de découverte ou dans le cadre des activités périscolaires et également les suivre lors de concours.
Dès mon arrivée à l’Assemblée nationale, en juin 2012, j’ai manifesté un intérêt pour le groupe d’études cheval et, à ce titre, ai été élue Vice-Présidente de ce groupe jusqu’en juin 2017. En effet, bien plus qu’une passion, le cheval, symbole de prestige, représente un véritable atout, une grande fierté et une force, pour le département de l’Orne et la France en général.
De surcroît, je suis sensible aux méthodes de soins telles que l’équithérapie et les bienfaits de celle-ci sur les adultes et enfants atteints de troubles du développement ou du comportement, comme l’autisme.
Enfin, la filière cheval est une activité économique déterminante pour le département de l’Orne et mérite d’être soutenue.

Que représente économiquement cette filière sur votre territoire ?

Expert-Comptable, j’ai travaillé avec un certain nombre de clients issus du domaine du cheval (éleveurs, entraîneurs ou encore propriétaires de centres équestres). J’ai alors été amenée à m’intéresser de près à la filière équine.
Le cheval est un véritable référent dans l’Histoire de l’Orne.  La Maison Familiale Rurale, de la commune de Vimoutiers, dans l’Orne, est spécialisée dans les formations équines par alternance agréées par le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Par ailleurs, le Haras National du Pin, baptisé le « Versailles du cheval », dont la renommée dépasse les frontières de l’hexagone, est installé dans notre département et représente le site le plus visité de l’Orne, avec une moyenne de 100 000 visiteurs par an. Nous avons également eu le privilège d’accueillir les Jeux Equestres Mondiaux dans l’Orne, en 2014. Ce fut une expérience tout à fait remarquable pour le territoire, qui a accueilli pas moins de 160 000 visiteurs pour cet évènement.
En 2014, la filière équine Ornaise représentait pas moins de 1 850 éleveurs, 290 entraîneurs, 4 428 licenciés, 1 850 salariés en CDI et CDD travaillant directement au contact du cheval, 494 exploitations équines, etc.
Cependant, le domaine hippique a rencontré d’importantes difficultés financières suite à la décision prise par l’Autorité de la Concurrence, concernant le Pari Mutuel Urbain et demandant que soit séparée son activité de paris hippiques en ligne de celle de son réseau de points de vente physiques sous monopole. Je suis restée, à l’époque, très attentive à ce sujet. Par ailleurs, je suis sensible à la problématique de l’augmentation de la TVA, du taux réduit au taux normal de 20% sur la filière équine, ayant pesé sur l’activité économique, tous secteurs confondus, qu’il s’agisse des propriétaires, des éleveurs, des entraîneurs et des centres équestres. C’est pourquoi, pour soutenir cette filière qui reste encore l’une des plus dynamiques en Europe et pourvoyeuse d’emplois, lors du Projet de Loi de Finances Rectificative 2017, j’ai déposé un amendement afin de demander que le Gouvernement présente un rapport sur ce sujet, et ce, avant le 30 avril 2018. Cet amendement a été adopté en Séance publique, à l’Assemblée nationale, le vendredi 8 décembre 2017. Je resterai vigilante à son examen.

Quel avenir voyez-vous pour la filière équine ?

Le cheval est l’une des grandes références qui font la notoriété de la Normandie, et plus particulièrement celle de l’Orne. Il est de ce fait, primordial de continuer à développer la formation des métiers relatifs au domaine du cheval et de soutenir l’élevage. Le domaine du cheval contribue de manière importante à la rénovation et l’entretien de notre territoire. Les chevaux et leurs poulains enrichissent les paysages ornais et contribuent à son attractivité.
Au niveau départemental et plus précisément concernant le site du Haras National du Pin, des projets relatifs au développement du tourisme, de l’économie et du sport, sont en cours.
De nombreux domaines d’activités économiques tels que l’agriculture, le bâtiment, le spectacle, les buralistes, le transport, ou encore le tourisme, sont en lien direct avec le monde du cheval. Je mets un point d’honneur à défendre et soutenir la filière équine, à promouvoir notre territoire et l’excellence à la française.
 
Merci Madame
 
 


Delphine Raoul




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