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LA GOUVERNANCE DU CHEVAL EST UNE AVANCÉE MAJEURE



LA GOUVERNANCE DU CHEVAL EST UNE AVANCÉE MAJEURE

Par Sylvain COPIER 

Trois questions à...Anne-Catherine Loisier. Le 6 février, un accord historique a été conclu entre France Galop, le Trot, la FFE, la SHF et la SFET pour consolider “la filière cheval” en France. Très active sur ce dossier, la présidente du groupe Cheval au Sénat revient sur cet acte majeur…


• Pouvez-vous expliquer à nos lecteurs pourquoi cet accord est si important pour la filière équine ?
Cette gouvernance est essentielle pour la filière, car elle va lui permettre de se positionner sur tous les grands enjeux du moment (la TVA, le contrat de filière, les normes, le bien-être animal au niveau européen…). La filière équine a besoin de parler d’une voix unique qui porte, et pour cela, elle doit s'appuyer sur un représentant unique et légitime (N.D.L.R. : ce sera le président de Bellaigue pour les six premiers mois). C'est une avancée majeure, car si nous regardons autour de nous, toutes les filières économiques s'organisent pour se doter d'une gouvernance.


• Vous êtes au cœur du processus. Visiblement, cela n'a pas été un long fleuve tranquille…
L'organisation d'une filière - surtout quand elle est variée comme celle du cheval, avec tant de composantes - est forcément complexe. Ce n'est pas naturel de s’asseoir autour de la table pour discuter et tenter de mettre une stratégie commune en place. Il y a toujours des moments de flottement, chacun des acteurs ayant des enjeux qui lui sont propres. Soyons clairs, la gouvernance ne se focalisera que sur les sujets transversaux. On n'est pas du tout dans une tutelle, mais dans une organisation construite pour faire valoir la filière, notamment aux yeux des acteurs publics. La gouvernance est uniquement la voix de l'intérêt général de la filière, elle n'a en aucun cas vocation à se substituer aux décisions qui doivent être prises par les uns et les autres dans leur domaine respectif. Cette gouvernance, c'est l'assurance de plus d'efficacité et de fluidité dans les relations avec l'État.


• Quel sort a été réservé à l'amendement que vous avez déposé fin 2017 à propos de la révision de la taxation des jeux hippiques ?
Malheureusement, cet amendement portant sur la taxation au niveau du Produit Brut des Jeux (PBJ) n'a pas été validé du côté de l'Assemblée Nationale. Parfois, dans la construction législative, il faut faire preuve de patience. à un moment, on met une pierre, puis il en vient une deuxième, une troisième, c'est comme cela qu'on construit un mur. L'amendement n'a pas été retoqué sur le fond, mais c'est l'impact budgétaire de ces éventuels changements d’assiettes qui n’est pas suffisamment appréhendé. Dans le cadre des relations du PMU avec Bercy, cet amendement et les différents rapports établis ont fait prendre conscience à l'État qu'il y avait quelque chose à revoir. Je pense que cela va finir par bouger.

 


Delphine Raoul




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