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À LA RENCONTRE DE CAMILLE LEVESQUE, JOCKEY PROFESSIONNELLE

Nous rencontrons aujourd’hui Camille, femme jockey professionnelle. Son nom, Levesque, fait depuis longtemps partie de l’Histoire des courses, en France et à l’étranger. Grâce à son arrière-grand-père, Henri, et à son père, Pierre, le nom Levesque est inscrit huit fois dans la colonne des entraîneurs vainqueurs du Prix d’Amérique.



Comme son frère cadet, Thomas, Camille vit de sa passion. Elle a gagné plus de 100 courses, principalement au trot monté, et a terminé deuxième du Prix de Cornulier en 2013 en selle sur l’une de ses juments de cœur, Quarry Bay. Avec son mari, Romain, journaliste hippique, elle partage sa vie entre la région parisienne et la Normandie, où elle participe à l’entreprise familiale.
 
Depuis plusieurs générations la passion du cheval Trotteur fait partie de la vie de votre famille. 
 

Effectivement, mon arrière-grand-père Henri Levesque était déjà entraîneur. Il est à l’origine de cette grande passion familiale et cela s’est transmis de génération en génération. Lorsque l’on naît dans le monde du cheval, il est difficile d’en sortir.
 
Depuis quand pratiquez-vous le cheval ?
 

J’ai commencé à monter en club à 4 ans. A l’âge de 10 ans environ, je commençais déjà les courses à poney. Ensuite, j’ai débuté en course à l’âge de 16 ans… et je n’ai jamais arrêté depuis.
 
Quel a été votre plus joli souvenir avec un cheval ?
 

Enfant, tous mes souvenirs sont avec ma fidèle ponette, Adrienne, qui est encore en vie aujourd’hui (30 ans) : balade à la mer avec mon père (à cheval aussi) lors de nos vacances, ainsi que nos courses de poneys pendant les grandes vacances d’été. Lorsque j’étais enfant, il n'y avait que moi qui pouvait l’attraper et je ne cache pas que j’en étais fière.  Cela montrait notre complicité !
Depuis, du temps est passé et des courses se sont déroulées. Je ne peux détacher un souvenir plus qu’un autre. Les courses sont extrêmement prenantes et lorsqu’on gagne de belles courses, on vit des moments indescriptibles (joie, satisfaction, complicité avec le cheval, concrétisation, etc.)
 
Que pensez-vous de la place des femmes dans les pelotons ?
 

Beaucoup d’apprentis filles parviennent à tirer leur épingle du jeu, mais encore trop peu, à mon goût, « percent » dans les courses de professionnels à Paris. Je pense qu’une dizaine de jockeys occupent le terrain et il est difficile de se faire une place.
  
Les courses professionnelles ne sont pas tendres. Avez-vous eu des accidents en course ? Ont-ils été graves ?
 

J’ai la chance de ne jamais avoir eu d’accident grave en course ; plusieurs chutes mais souvent avant ou après la course. Cependant, suite à une chute sur un petit hippodrome de province, j’ai toujours des douleurs à l’épaule (tendinite chronique).
 
Avez-vous un rêve ?
 

Comme bon nombre de jockeys, je rêve de gagner un Groupe I. Bien sûr, le Prix de Cornulier se trouve en haut de la liste de beaucoup d’entre nous.
  
Merci Madame
 
 


Delphine Raoul




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