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Stéphanie Daburon

Commissaire de trot et de galop sur les hippodromes de Tours et Saumur, Stéphanie Daburon nous dévoile les coulisses d’une journée de réunion et la vie d’un hippodrome en région.



Stéphanie Daburon
Fille d’éleveur propriétaire, Stéphanie Daburon partage la passion de son père depuis l’âge de huit ans. « Je baignais dans ce milieu. Je sortais les chevaux avec mon père et, tout naturellement, devenue adulte, j’ai drivé pour lui et quelques entraîneurs de la région Anjou Maine. Jean Jacques Beausse a été mon parrain. J’ai couru en amateur pendant quatre ans » . En même temps Stéphanie poursuit ses études, école de commerce, droit public et part à l’étranger. Les années passent. Elle revient travailler dans l’entreprise familiale et se marie en 2001, devient maman de trois enfants. « Plus possible de monter en course ! » Qu’à cela ne tienne l’envie de s’impliquer à nouveau dans le milieu des courses ne la quitte pas « Papa était alors membre de la Société de Course de Saumur présidée par Martine de Beauregard. Je suis rentrée dans la Société en 2000 et j’ai passé l’examen de commissaire en 2006. » Une rencontre avec Alain Ouvry commissaire la conduit à l’hippodrome de Tours où elle fait la connaissance de Marie France Peltier elle-même commissaire de trot et galop. Les deux femmes sont faites pour s’entendre une nouvelle collaboration est née !

Stéphanie Daburon
Stéphanie Daburon vous êtes maintenant commissaire de trot et galop sur les hippodromes de Tours et Saumur. Parlez nous de cette fonction que vous exercez avec le plus grand sérieux mais bénévolement le plus souvent
C’est exact, néanmoins nous devons nous montrer toujours, et de plus en plus, professionnel. Remplir correctement cette mission demande beaucoup d’attention car nous sommes responsables.

Pouvez-vous nous donner quelques explications concrètes ?
Les fédérations envoient des juges aux allures, des juges à l’arrivée mais au final c’est le commissaire qui prend la décision et même si on a l’assistance technique de la vidéo il faut avoir l’œil. Repérer les incartades, un jockey en plat qui change de ligne et gène les autres, une faute d’allure au trot, trop de coups de cravache . En un mot, veiller à la régularité de la course et, si nécessaire, sanctionner par une mise à pied ou une amende.

Vous n’intervenez que pendant la course ?
Non, notre travail commence, en amont, nous effectuons beaucoup de contrôles tant au niveau des hommes que des chevaux. Ainsi, en compagnie du vétérinaire de l’hippodrome, nous vérifions les livrets signalétiques des chevaux et leur carnet de vaccins.
De la même façon c’est en présence du commissaire que le vétérinaire envoyé par la fédération vérifie l’état sanitaire des chevaux et fait des prélèvements après chaque course, procède, avant la réunion, au tirage au sort qui désignera le nom des chevaux qui seront contrôlés. Parfois il arrive avec des ordres de la fédération ou des sociétés mères qui demandent un suivi sur un cheval ou un entraîneur. Nous vérifions également si le cheval court ferré ou déferré.

En d’autres termes, vous assurez la transparence de la course vis-à-vis des parieurs
Absolument et au-delà l’image et le respect de l’esprit des courses. Ainsi aux balances, nous nous assurons que les jockeys et les drivers se présentent dans la tenue réglementaire : exemple, au trot, un col blanc doit apparaître sous leur casaque, au galop la jugulaire du casque doit être maintenue. Au pesage le poids du jockey doit correspondre à celui annoncé lors son engagement.

La course peut alors commencer !

Non pas encore. La sécurité de tous ces grands professionnels nous oblige à veiller à la présence d’un médecin référent sur l’hippodrome et d’un véhicule de secours qui suit la course.

Que de travail pour une simple course sachant qu’il y en a sept au programme d’une réunion et qu’il peut y avoir des dédoublés cela ne vous laisse le temps rêver !
On peut dire ça ! Il y a un laps de temps très court entre chaque course, dès que l’une finit on prépare l’organisation de la suivante. Ces jours là je l’avoue je n’ai pas le temps d’aller voir les chevaux au van !

Combien de personnes assistent aux courses ?

A Tours 800 personnes en temps normal, 1800 pour une étape de Trophée Vert ayant pour tête d’affiche JM Bazire.

Que se passe-t-il entre les réunions ?
Il faut assurer le suivi du terrain, préparer les pistes, rendre les hippodromes accueillants, repeindre les infrastructures, les obstacles …. 15 bénévoles, des retraités, d’anciens professionnels, des éleveurs, des propriétaires s’y emploient à Tours et 20 à Saumur dont des militaires retraités de l’Ecole de Cavalerie.

Comment êtes vous perçue en temps que femme ?
L’ambiance est bonne. Le fait d’être une femme ne me crée aucune difficulté. Il y en a de plus en plus parmi les lads, les jockeys, les juges de la fédération et même les commissaires !

Quels sont vos projets ?
A terme, avoir un cheval qui coure sous mes couleurs.


Marlène Marcos




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