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Rosy Cotaina, un sacré tempérament !

Rosy est née en Espagne, à Santa Barbara. Est-ce ce sang ibérique qui coule dans ses veines qui lui donne ce formidable dynamisme ? Elle accueille parents et enfants avec le sourire au complexe équestre des Balzanes à Rivesaltes, dans les Pyrénées-Orientales, s’occupe des salariés, fait la comptabilité, le secrétariat, le commercial et milite professionnellement au sein de son département et de la région Languedoc-Roussillon. Ah, un détail : Rosy est à la retraite !



Rosy Cotaina, un sacré tempérament !
De nombreux professionnels du cheval sont « tombés » dedans par ascendance familiale : un père, une mère, un frère qui vous précède… Rosy, elle, a commencé par une vie « normale ». Professeur d'espagnol, elle a ensuite été responsable de formation et dirigé une école de langues. En parallèle, le dimanche et durant les vacances avec son mari, elle suivait leur fille unique Karine en compétition de CSO (enfant, cette dernière ne cessait de demander à faire de l'équitation et sa mère a résisté longtemps. Mais c’était il y a trente ans et, depuis, le virus n’a quitté ni la mère ni la fille !). Ils lui achètent sa première jument pour ses 17 ans, son second cheval pour ses 19 ans et Rosy, qui n’a jamais été cavalière jusque-là, se met en selle pour mieux comprendre la passion de Karine. Un apprentissage qu’elle interrompt quelques années après lorsque sa fille veut l’envoyer en compétition ! L’aventure équestre de Rosy prend encore un autre tournant puisque Karine décide de passer le monitorat d'équitation après son BTS : « Karine est venue faire passer des examens à Rivesaltes. Le club municipal avait des problèmes de gestion car associatif.... La commune a lancé un appel à candidatures pour la prise en gérance. En famille, nous avons élaboré un projet pour ce petit club. Et c'est ce projet qui a été retenu par la mairie de Rivesaltes, en 1993. C'est comme ça que nous nous sommes lancés. Pour moi, il s'agissait avant tout d'aider ma fille unique à réussir son projet professionnel, mais la passion est communicative et très vite nous nous sommes passionnés pour faire vivre notre projet. » Elle aide d’abord Karine à temps perdu (chargée de mission pour un réseau consulaire national, Rosy alterne déplacements et périodes plus calmes), puis en 2003 elle décide d'arrêter son activité professionnelle pour aider à plein temps sur le club.

L’ART DE RETROUSSER SES MANCHES

Rosy Cotaina, un sacré tempérament !
Car le travail ne manque pas ! En location à titre probatoire durant cinq ans dans les installations municipales, la famille Cotaina accroît les activités, augmente le nombre de licenciés puis la cavalerie et construit des boxes démontables au cas où leur passage serait bref.... La mairie leur fait confiance et accepte le principe d'une location-vente. La vente se concrétise en 2008. « Entre-temps, nous avons acquis du foncier, construit une écurie de propriétaires, un parc de retraite et en 2010 construit une carrière couverte, un manège et un grand club-house avec coin repas et salles d'hippologie. Aujourd'hui le club c'est 7 ha, 320 licenciés, 5 salariés ,100 chevaux et poneys, 3 manèges, 50 boxes, 20 abris, 5 stabulations, 3 carrières, 1 parcours de cross... Le résultat de dix-huit ans de travail d'une famille unie et soudée autour d'un même objectif. » Le tout régi de main de maître par Rosy à qui n’échappe ni un papier gras qui aurait la mauvaise idée de ne pas être mis à la poubelle ni l’anxiété d’un petit cavalier ou de ses parents.

UNE VISION MILITANTE

En 2004, lorsque le secteur équestre amorce le virage agricole et que tout est à construire au niveau professionnel, elle s’intéresse au Conseil régional des chevaux et travaille à la création d'un syndicat régional pour les professionnels des établissements équestres. Une pareille énergie ne pouvait échapper aux responsables des structures équestres du département qui l’élisent à la présidence du Comité départemental d'équitation. Et, exploit au sein d’un milieu souvent individualiste, on assiste à la création de la première CUMA (coopérative d'utilisateurs de matériel agricole) équestre dans les Pyrénées-Orientales, qui possède, de façon collective, un van podium, des boxes démontables, des lices de dressage, un parc d'obstacles, un chrono. Et comme si cela ne suffisait pas, elle se porte volontaire pour mettre en œuvre la Démarche collective de qualité du Conseil des équidés du Languedoc-Roussillon et assure depuis trois ans des sessions de formation pour les exploitants, dans l'Hérault, l'Aude et les PO. « Je rencontre beaucoup de jeunes qui veulent s'installer, ils me parlent de leur projet. Ma crainte aujourd'hui c'est que l'on arrive à une saturation de l'offre car il n'est pas rare de voir dans certains villages 2 et même 3 clubs. Dans mon département nous sommes passés de 42 clubs fédéraux (pour ne parler que de ceux qui se déclarent) à 75 en quatre ans! » C’est dire aussi qu’elle reste très attentive au problème de l’augmentation de la TVA, repoussée jusqu’à la prochaine offensive budgétaire !

FIDELE EN AMITIES

Rosy Cotaina, un sacré tempérament !
Elle rencontre Pierre Jonquères d'Oriola lors d'une remise des prix à l'issue d'un concours auquel sa fille participait. Ils parlent équitation, terroir, connaissances communes. Il est souvent là, lors des concours, pour remettre les prix. Ce qui permet aux cavaliers départementaux de côtoyer le cavalier français le plus primé du XXe siècle. Pour le remercier, elle convainc en 2001 le maire de Rivesaltes de donner son nom à la nouvelle avenue qui longe le club. Elle se souvient : « C'était compliqué du vivant de quelqu'un. Il fallait l'autorisation de l'intéressé d'abord (je me souviens, quand je l'ai demandé à Pierre, il m'a dit " Oh là là, c'est un grand honneur " alors que c'est notre club qui est honoré d'avoir pour adresse ce nom illustre!) puis de la préfecture. Mais nous y sommes arrivés et le jour de l'inauguration de l'avenue, en 2002, Pierrot, le maire, le président du CDOS et moi avons pris place dans une magnifique calèche tirée par deux superbes frisons, précédés par une haie de dix poneys blancs montés par mes petits cavaliers , alors que fermaient le cortège huit chevaux alezans du club. Nous avons défilé ainsi sur l'avenue, sous les applaudissements de l'ensemble des cavaliers, parents, clients, amis... Ce jour-là, je me suis cru la Reine Mère ! Et, en 2010, lorsque la construction des nouveaux manèges a été terminée, j'ai pu exaucer le souhait de Pierre : associer à son nom celui de ses chevaux. C'est ainsi que les plus jeunes cavaliers du club montent dans "Ali-Baba", que les moyens pratiquent dans "Pomone"et que les plus grands travaillent dans "Lutteur-B". » Une autre façon de faire perdurer la mémoire de celui qui a disparu cet été et auquel Rosy voue une admiration et une amitié indéfectibles.

LE SENS DE L’ACCUEIL

Rosy Cotaina, un sacré tempérament !
Le club se situant à une sortie d'autoroute, il accueille parfois pour une halte de nuit des chevaux qui participent à des épreuves internationales, soit en Espagne, soit au Portugal. Et, lorsque les chevaux n'arrivent pas trop tard, les pratiquants sont prévenus, histoire devenir les voir « en vrai » et de rêver. Et le CSO reste au cœur de l’activité du club. Jusqu’en 2000, lors d'une finale Jeunes chevaux à Uzès. « Nous avons rencontré un éleveur de chevaux d'endurance. Et nous ne connaissions rien à cette discipline ! Il nous a confié les jeunes chevaux au travail avec comme objectif de les sortir en finale (40 km). Mission réussie en première année, puis nous préparons les finales des 5 ans (60 km) et les finales des 6 ans (90 km) : une jument classée Elite et 2 chevaux classés Excellent dont un qui finit 3e de la course! Des années bonheur pour notre club! Une super ambiance dans les courses, un état d'esprit ouvert et fraternel, du respect et de la solidarité dans les équipes (cavaliers et groupe d'assistance), aussi bien les nôtres, que celles des autres. J'ai vu en endurance des attitudes fair-play que je ne connaissais pas dans le CSO ! Une très belle discipline, proche du cheval et très à son écoute. »
Et lorsque on lui demande si elle n’envisageait pas la retraite sous un angle plus… tranquille (Rosy est aussi la grand-mère d’un petit bonhomme qu’elle adore), la réponse fuse immédiatement : « Malgré les contraintes, les privations de vacances, de voyages, de sorties, malgré la somme de travail, les tracas de tous les jours, je continue car la passion est un moteur inusable. »



Dominique-Laurence Repessé





1.Posté par denat le 30/12/2011 12:27
bonjours Rosy je monte au centre équestre balzanes 3 j adore vraiment tout dans se centre mais je trouve que c dommage qu'on ne puise pas passer plus de temps avec les chevaux . EX : comme le terrain de croos il est vraiment super mais on ne sen sert presque jamais appart pour passer des galops . Et aussi on pourrai ex: faire des balade dans les vignes oui certe accompagner mais pourquoi on ne peux pas (troter) ou (galoper) si il n y a pas de circulation voila j avais juste a dire sa et voir si cette idée vous plé. aurevoir

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