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Le retour de Mongolie !



Le retour de Mongolie !
Voici quelques nouvelles de Julie et Anne qui sont de retour de Mongolie et qui, comme promis, partagent cette expérience inoubliable avec vous.
Après un voyage de 10h et une escale à Moscou, nous voici enfin arrivées à Oulan Bator. Reste le plus dangereux : parcourir les 95 kilomètres nous séparant du Parc National d’Hustai ! En effet, en Mongolie, l’état des routes laisse plus qu’à désirer et visiblement, le code de la route n’existe pas ici.
 Après 2h de route, Anne et moi arrivons enfin au camp du parc. Bojuna, la secrétaire de l’association, nous installe dans notre chambre. Il fait en effet trop froid pour dormir toutes les nuits dans une yourte. Une fois un peu reposées, nous décidons de partir nous promener pour découvrir les environs du camp. Nous découvrons ainsi les yourtes installées pour les touristes, les yourtes ou maisons des employés du camp, le bureau des scientifiques et les nombreux troupeaux de chevaux de moutons, de chèvres, de vaches et de yacks élevés en totale liberté.
Le lendemain et les deux jours suivants nous allons enfin observer les chevaux de Przewalski de 8h jusqu’à midi voire 11h s’il fait vraiment trop froid. Pour cela, un chauffeur nous amène à 15 minutes du camp. Tout au long du trajet, nous ne pouvons que nous émerveiller devant les paysages.
 
 Lors de nos observations, nous devons suivre un des 30 harems présents dans  le parc et noter toutes les 10 minutes l’activité principale qu’effectuent les chevaux (manger, boire, se reposer, marcher etc.) Pour se faire, nous avons un GPS, un anémomètre, un thermomètre car nous devons renseigner notre position géographique à chaque fois que nous nous déplaçons et relever la température de l’air et la force du vent toutes les heures.
Le premier jour nous avons ainsi suivi le harem de Haranga qui est un harem très facilement reconnaissable car parmi les 14 adultes se trouve un cheval domestique mongol qui s’est échappé par deux fois pour aller vivre avec les chevaux de Przewalski.
Au cours de nos observations, nous avons également pu découvrir la faune et la flore locale. Nous avons ainsi vu de très nombreux cerfs et biches
 
Le vendredi nous avons essuyé une tempête de neige et n’avons donc pu nous aller observer les Takhi.
Au cours du week-end, nous avons fait le tour du parc en voiture afin de découvrir les sites historiques et culturels. Nous avons ainsi découvert un lieu où de très nombreuses pierres sont plantées dans le sol, pointant vers le ciel. Bojuna nous a expliqué que ces pierres représentaient le nombre d’ennemis tués et qu’auparavant, elles étaient si nombreuses qu’elles allaient jusqu’aux portes de la Chine.  Il existe cependant une autre version selon laquelle ces pierres indiqueraient la direction du ciel aux âmes humaines.
 
Le samedi soir nous avons dîné, dans une yourte, chez une famille de nomade. Nous avons découvert la véritable cuisine mongole avec ses buzz (des raviolis de bœufs ou d’agneaux cuits à la vapeur) et l’aaruul (un fromage qui est séché sur le « toit » de la yourte et qui est connu en Mongolie pour fortifier les dents !) Nous avons également eu droit aux traditionnels trois petits verres de vodka que l’hôte offre à son invité à la fin du repas et il est interdit de décliner !
Il nous était inconcevable de passer 10 jours en Mongolie sans dormir au moins une nuit dans une yourte. Nous avons donc passé la nuit dans une ger (le mot mongol pour yourte) du camp.
 
 
Bien que nous disposions d’une bonne quantité de bois et que je me sois levée une petite dizaine de fois dans la nuit pour alimenter le poêle, le feu a fini par s’éteindre et la nuit a été très froide. Curieuse de connaître la température qu’il faisait à l’intérieur de la ger, je me suis servie du thermomètre que nous avions pour les observations : à 9h du matin, il faisait 44°F soit à peu près 6°C !
Au cours de notre séjour nous avons également eu la chance de faire 2 balades à cheval. A peine sur ma monture, j’ai été étonnée par la vivacité de ces petits chevaux mongols qui ont un pas extrêmement rapide. Ils ont également un pied très sûr car ils sont capables d’éviter les trous creusés par les marmottes et  ce, qu’ils soient au pas, au trot ou au galop !
 
 
 
Après avoir vu tant de choses, rencontré des gens aussi généreux et accueillants et s’être émerveillée devant des paysages somptueux, le départ n’a pas été chose facile. Après tout, c’était un rêve éveillé pour ma part et lorsqu’on se réveille, le rêve laisse place à la mélancolie. Néanmoins, le partager avec les amis, la famille et, plus généralement, avec le plus de monde possible, permet de se revivre mentalement le voyage et de prolonger encore un peu le rêve donc merci à vous de me permettre de rêver encore un petit peu.



Julie





1.Posté par Gaga05 le 22/02/2013 09:09
Bien joué sa devait être génial

2.Posté par Lena le 04/03/2013 13:40
Sûrement

3.Posté par Gaga05 le 09/03/2013 23:07
Sais même sur!!!

4.Posté par Audrey le 13/03/2013 14:14
Vous avez réaliser mon rêve !
Et grâce à votre texte j'ai un peu voyagé avec vous :)

5.Posté par Julie le 20/03/2013 13:20
Merci pour vos commentaires ! Et merci à toi Audrey, ton message me fait très plaisir :)

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