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La MSA accompagne les femmes

La MSA assure près de 30 000 personnes dans le secteur équestre (haras, dressage, entraînement), dont 13000 femmes. Parce qu’elles sont un maillon essentiel des entreprises, la MSA les accompagne dans la vie professionnelle comme dans leur vie privée.
Rencontre avec sa direction, la protection sociale



La MSA accompagne les femmes
En quoi le secteur équestre est-il particulier dans le paysage de l’agriculture ?
C’est un secteur en pleine croissance qui génère de l’emploi. On trouve cependant des professionnels en difficulté car ce sont des métiers contraignants. La MSA, en gérant aussi bien la maladie, la famille et les cotisations, peut aider à prévenir les situations précaires. Par ailleurs, c’est un secteur qui emploie plus de femmes que les autres : prés de 50% des salariés sont des femmes, soit 10% de plus que la moyenne, tous secteurs confondus.

Pouvez-vous dresser un portrait des femmes qui travaillent dans le monde du cheval ?
En général, elles sont plus jeunes que les hommes et elles sont essentiellement salariées : près de 10000 salariées et 3000 non salariées (chefs d’exploitation ou entreprise. Il faut savoir que le statut de conjoint collaborateur en agriculture a été reconnu en 2002.
C’est donc assez récent… La MSA a milité pour cette reconnaissance et pour que les femmes qui travaillent sur une exploitation, dans un centre équestre, un haras, une écurie de courses ou tout autre type d’entreprise agricole, accèdent à un véritable statut.

Les femmes sont-elles confrontées à des risques spécifiques ?

Les femmes sont confrontées aux même risques que les hommes :
zoonoses, allergies, chutes, coups… Cependant, leur morphologie doit être prise en compte, notamment dans la conception des équipements. Par exemple, en adaptant les gilets de protection. Certains produits, utilisés pour désinfecter les boxes, peuvent être toxiques pour les fœtus. La prévention et l’information, dans ces cas là, sont primordiales.

Vous insistez sur la place de la prévention en matière de sécurité et de santé au travail, pourquoi ?

Parce que c’est essentiel. Généralement, les nouveaux installés sont surtout préoccupés par l’aspect économique de leur entreprise. Ils ne pensent pas forcément à intégrer l’aspect sécurité-santé dans leur projet d’installation. C’est pourtant nécessaire si les gens qui travaillent sont en bonne santé, l’entreprise a des chances de l’être également !

Que propose la MSA en direction des nouveaux installés ?
Elle intervient, à la demande, pour faire un « diagnostic » afin d’améliorer les conditions de travail. L’intervention porte, par exemple, sur les animaux, les machines, les travaux dangereux, les protections individuelles, les bâtiments, l’organisation du travail…. Par ailleurs, la MSA propose un examen médical ciblé, avec une approche globale de la personne qui prend en compte aussi bien son environnement professionnel que personnel.


Et en direction des nouveaux embauchés ?
En agriculture, il faut savoir que 40% des accidents du travail touchent des salariés qui ont moins d’un an d’ancienneté dans l’entreprise. Cette proposition atteint 47% dans le secteur du cheval ! C’est pourquoi nous insistons sur l’accueil du nouvel embauché en proposant notamment des outils pédagogiques, des formations à l’encadrement… De plus, nous croyons aux démarches participatives car les salariés connaissent leur métier. Ils sont donc acteurs de leur sécurité.

INFOS PRATIQUES

Choisir un statut.

Les femmes sont nombreuses à participer régulièrement à l’activité de l’entreprise. Plusieurs statuts sont possibles pour elles : « coexploitante », « salariée », « conjoint collaborateur. En choisissant un statut, elles s’assurent un avenir : ouverture de droits sociaux, couverture pour certains risques, reconnaissance des périodes d’activité pour le calcul de la retraite…La MSA peut aider à identifier le statut le plus adapté à la situation.

Une maternité sereine
Par souci d’équité et de justice sociale, la MSA a milité pour que les agricultrices obtiennent les mêmes droits que les salariées. Depuis un an, les non salariées bénéficient de progrès sociaux notables :

en cas de naissance ou d’adoption, elles ont désormais le droit à la même durée de remplacement de maternité que les salariées, c’est-à- dire 16 semaines.


La future mère peut, à sa demande et après accord du professionnel de santé qui suit sa grossesse, reporter une partie de son congé prénatal de maternité sur son congé postnatal, dans la limite de 3 semaines.


En cas d’hospitalisation de l’enfant, les non salariées disposent désormais du même report de congé de maternité que les salariées. Pour plus d’informations :

contactez votre caisse MSA ou www.msa.fr


Martine Della Rocca




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