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Jacqueline Panis, Sénateur

De la direction d’un centre équestre au Palais Bourbon il n’y a qu’un… cheval !



Jacqueline  Panis, Sénateur
Quand on demande à Jacqueline Panis d’où elle vient, elle répond qu’elle vit toujours juste à côté de la ferme familiale dans la banlieue de Nancy et que son père était agriculteur, éleveur de moutons. Elle nous glisse au passage qu’elle se souvient parfaitement de la transhumance des 2000 moutons de la ferme qui traversaient Nancy. Elle était alors une petite fille, Nancy a bien changé depuis cette époque….
Jacqueline nous décrit la ferme, aujourd’hui exploitée par ses frères ,éleveurs de bovins et céréaliers, et dans laquelle, à partir des bâtiments de la bergerie, elle a créé un centre équestre. Elle a vécu toutes les difficultés pour développer ces activités peu connues il y a encore peu de temps. L’histoire continue, on apprend que son fils qui avait toujours rêvé d’être agriculteur est aujourd’hui… entrepreneur dans le BTP et agriculteur, dirigeant du centre équestre familial avec le coup de main de sa sœur qui est aussi optométriste. Jacqueline marque un temps d’arrêt… elle se souvient du titre de champion de France de son fils en horse ball, de l’excellent niveau de sa fille en Hunter, et des titres nationaux de ses neveux et nièces.

Jacqueline est à la fois émue et fière : la ligne directrice « patriarcale » qui est la passion de la vie rurale a été parfaitement suivie. Le centre équestre, véritable bastion agricole, cultive chaque jour la relation entre les hommes et les animaux. Les jeunes ont repris le flambeau, tout cela devrait durer encore très longtemps…

La base de tout : la complicité familiale

Et comment une fille d’agriculteur et dirigeante de centre équestre se retrouve-t-elle Sénateur ?
Jacqueline reprend le fil de l’histoire, nous dit son implication dans la chambre d’agriculture départementale, la vie municipale, départementale, régionale et aussi dans la vie syndicale via le Groupement Hippique National dont elle a été longtemps administratrice avant de devenir Sénateur. Jacqueline nous explique comment tous ces engagements l’ont tout naturellement amenée à être placée en deuxième position de la campagne sénatoriale de 2001 puis à entrer au Sénat en Juin 2007, suite au décès du sénateur Jacques Baudot.
Alors la question nous vient forcément à l’esprit : comment combiner autant d’activités familiales, professionnelles, politiques, syndicales ?
Et Jacqueline de répondre que la base de tout est la complicité familiale, son absence acceptée par son époux, ses enfants, l’organisation de toute cette famille depuis des années. Elle ajoute avec humour que la vie est bien faite, son mari ingénieur a énormément voyagé pendant des années et bouge moins aujourd’hui. Qu’à cela ne tienne, elle est désormais très souvent absente, elle rentre de Taïwan pour une mission d’échange et de Croatie pour une mission sur l’intégration à l’Europe.
Elle fait partie, ne l’oublions pas du groupe Cheval et de la commission des affaires économiques du Sénat. (C’est dans le cadre des travaux de cette commission qu’elle travaillait dernièrement sur l’avenir des Haras Nationaux).

Autant de bonnes raisons qui font de Jacqueline est une femme heureuse de voir sa petite fille débuter à poney dans le club familial, ses enfants réaliser ce qu’ils ont choisi de faire, de voir le centre équestre grandir encore et bien sûr d’apprécier ce qu’elle considère comme un privilège : faire de la politique et se rendre utile au niveau de l’Etat.


Marlène Marcos




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