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« Création d’un Groupe Cheval fort au Parlement européen »

Jeudi 20 octobre, Jean Arthuis, Député européen, a réuni au Parlement, des représentants de l’industrie équine pour lever les tabous et recenser les mesures à prendre afin de garantir à la filière équine européenne un développement à long terme.



Bruxelles, le 20 octobre 2016

« Aujourd’hui, la place du Cheval dans notre société reste importante mais est fragilisée et décline progressivement. Pourtant, le cheval transcende les civilisations et les cultures. Sa pérennité sera proportionnelle à l’utilité que l’on pourra lui conférer comme l’a exprimé Jean-Louis Gouraud, écrivain, aventurier et éditeur du cheval.
 
Michele George, double médaillée para-équestre à Londres et Rio a réussi ses exploits sportifs car le cheval l’a aidée à se reconstruire et à marcher après un grave accident.
 
Cheval loisir, cheval athlète et cheval travail, c’est encore lui qui participe à la mise en tourisme des lieux prestigieux européens comme à Bruges grâce à l’expérience de Mark Wentein, Président du Réseau européen du cheval (EHN).
 
Alors que l’élevage européen est actuellement en perte de vitesse, la filière équine reste créatrice d’emplois et contribue à la mise en valeur de nos paysages ruraux. Eric Andrieu, député européen, a d’ailleurs rappelé dans son rapport sur le développement de l’emploi et la PAC, l’importance des activités équestres dans la vivacité de nos zones rurales.  
 
Les activités équines européennes répondent aux critères européens du programme de développement rural. L’élevage équin, par la nature de son activité, reste éligible aux aides de la PAC.  Agriculture non intensive, la terre et les paysages sont protégés, entretenus mais trop souvent les règles agricoles ne sont pas appliquées de manière cohérente, les complexités administratives entravent les exploitations dans leur fonctionnement et la fiscalité n’est pas adaptée. Dominique de Bellaigue, Président du Trot français est revenu sur cette problématique pour dénoncer la fragmentation de la fiscalité équine au sein du marché unique.
 
 
 
 
 
L’instrument indispensable pour aider la filière équine à retrouver la place qu’elle mérite au sein du monde agricole est sans nul doute son retour dans la chaine alimentaire. Nous ne devons pas avoir peur de lever ce tabou et d’affirmer que l’exclusion à vie de la moitié du cheptel des chevaux européens est une aberration. Cette règle d’exclusion doit être combattue avant que de nouveaux scandales de fraude ou de mauvais traitements éclatent.
 
Enfin, les paris hippiques sont la source la plus importante de financement de la filière et doivent faire face à une forte dérégulation. L’adoption de règles comme celles de « retour filière » et de préservation de l’intégrité des courses hippiques et compétitions équestres sont indispensables pour pérenniser son financement. Le Pari mutuel qui finance vertueusement la filière équine est en perte de vitesse. Son développement doit être mise en avant mais également débattu pour continuer à faire des courses hippiques des spectacles populaires transcendant les générations et les classes sociales.
 
Pour conclure cette matinée d’échanges, j’ai pris l’initiative de créer un groupe Cheval au Parlement européen. Ce groupe pourrait ainsi s’appuyer sur l’expertise du Réseau Européen du Cheval (22 structures représentant le cheval dans sa diversité) afin de lister les failles, travailler sur les bonnes pratiques à mettre en avant et comparer les divers modèles de financement. Un rendez-vous a été pris, dans 6 mois, pour étudier la soutenabilité financière de la filière. »
 
Avec mes collègues parlementaires, nous appelons également la filière à mieux communiquer sur sa diversité, ses apports et ses succès.
 
Le cheval a besoin de plus d’Europe et peut aussi aider notre continent à avancer en rendant vivant ses territoires, en propageant des modes vies sains et en rétablissant des liens sociaux et populaires indispensables. »
 
 
 
Principales citations des intervenants de la conférence :
 
Mark Wentein, Chairman of Belgian Horse Confederation, Chairman of EHN
 
« 28 états membres, 28 législations qui encadrent le cheval de travail. Nous devons tendre vers une convergence de son droit vers un cadre commun respectueux de l’animal et des professionnels. »
 
Michèle George, Belgian, Para-Equestrian Dressage (gold and silver medallist in Rio)
 
Le cheval ne triche pas et n’a cure de nos préjugés sociaux et moraux. La seule valeur qui guide sa relation avec l’homme est celle du cœur ! »
 
Dominique de Bellaigue, Chairman of Cheval Français (trotting Authority)
 
« J’appelle les filières équines nationales à se fédérer et à mener leurs actions vers l’échelon européen qui est le seul capable de pérenniser la stabilité de notre activité. »
 
 
 
 
 
Carlos Javier Escribano Mora, Former civil servant in the Spanish Agriculture Ministry and Manager of the stud de la Cartuja
 
« Le développement des activités équines dans nos territoires ruraux comme urbains seraient un levier inestimable de création d’emplois. »
 
Dr Pierre Naassens, Food Chain Consultant
 
« Faciliter la fin de vie du cheval, c’est l’inscrire au sein de notre chaine alimentaire et d’éviter toute hypocrisie sur ce sujet. »
 
James Murphy, COPA representative, Irish Farmers’ Association
 
« L’élevage équin restera une activité agricole si la rentabilité de ses métiers est respectée.»
 
Torbjorn Froysnes, Council of Europe, Vice Chairman of the Board Norsk Rikstoto
 
« La manipulation des paris sportifs et hippiques menace fortement l’intégrité de nos sports et l’excellence de la filière équine européenne.»
 
Françoise Clément, Scientific Director of IFCE
 
« Le cheval aura un avenir radieux au sein de notre continent si et seulement si les pouvoirs publics croient en ses qualités, ses vertus et sa valeur.»
 






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