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A la découverte du Syndicat des entraîneurs, drivers et jockeys de chevaux de courses au trot en France (SEDJ)

En 2009, quel est le rôle du syndicat, son poids, son avenir ses projets, ses ambitions ? Christian Bazire, son président, organise sa vie entre Grosbois, siège social du syndicat, les réunions au Cheval Français et son élevage de Noyen- sur-Sarthe où il a un effectif de trente chevaux. Jeannine, son épouse qui veille à l’équilibre de la famille et à la bonne marche de l’entreprise, le seconde. Il est aussi père de deux enfants : Marina (qui a épousé Stéphane Delassalle) et Sébastien. Tous deux entraîneurs.
Aujourd’hui avec une présidence de huit années, à l’aube des élections en mai, Christian Bazire analyse son parcours dans ce monde, sans concession mais passionnant, fait souvent de reproches et rarement de remerciements.



christian bazire
christian bazire
Christian Bazire, vous avez été élu en 2001 président du Syndicat national des entraîneurs, drivers et jockeys de chevaux de courses au trot en France. Quelle était alors votre motivation ?

Ayant commencé en bas de l’échelle, je connaissais les problèmes pour les vivre au quotidien. J’ai pensé que mon expérience pouvait être utile à la profession. Je pensais pouvoir la défendre, ce qui, par moment, peut s’avérer difficile car vos adversaires peuvent être aussi vos amis.

Depuis la création du syndicat en 1944, 65 ans se sont écoulés. Quel bilan en faites-vous ?

Je suis fier de pouvoir continuer le combat de ces générations d’hommes que j’admire car ils ont su s’intéresser aux autres en créant et en développant cette structure de défense. Ils ont dû dépenser beaucoup d’énergie et faire preuve d’obstination afin de convaincre les instances. Ils ont surmonté pas mal d’obstacles avant d’arriver à mettre en place toute les améliorations dont nous profitons encore maintenant. Ce qui m’ennuie, en revanche, c’est qu’en 2009 l’individualisme existe toujours et nuit au développement de nos entreprises. Que les professionnels ne comprennent pas l’utilité de rejoindre leurs collègues, tel est mon regret.

Face au décret qui donne aux élus qui siègent dans les comités régionaux un rôle décisionnaire, le Syndicat a-t-il toujours sa place ?

Bien sûr, plus que jamais. Tout d’abord je ne peux que féliciter de la mise en place de ce décret qui donne une vraie force aux socio- professionnels. Il ne faut pas pour autant sous estimer le travail fourni par le Syndicat qui s’emploie à défendre les droits de la profession. Nous sommes un syndicat à l’écoute, qui participe à beaucoup de travaux dans les ministères.


Le Syndicat est membre fondateur du groupe Gesca, (Groupement des entreprises du secteur cheval en agriculture) avec l’Association des Entraîneurs de Galop, le Syndicat des Eleveurs de Chevaux de Sang (galop), le Syndicat des Etalonniers au Trot, le Groupement Hippique National (les centres équestres). Pourquoi ce regroupement alors que jusqu'à présent on disait que chaque discipline était différente et qu’il n’y avait pas de point commun ?

Tout d’abord le Syndicat se modernise. Nous avons rejoint nos collègues afin de fonder ce groupe de travail concernant les problèmes de gestion de l’entreprise. En regroupant nos techniciens afin de renforcer les compétences de nos équipes respectives et de réunir autour d’eux des spécialistes en droit social, fiscal et une coordinatrice. A notre époque ont ne peut plus se battre seul. Cela permet en mettant en commun nos préoccupations (qui très souvent ne varient pas d’une discipline ou d’une race à l’autre), de faire ensemble des propositions auprès des pouvoirs publics et de régler très rapidement nos problèmes. Comme le savent nos adhérents, nos structures ne sont pas riches. Cette organisation de travail nous rend plus performants, d’acquérir une rapidité dans nos actions et ce à moindre coût, mais toujours avec une concertation avec les sociétés mères des trois disciplines. Aujourd’hui notre groupe a été rejoint par vingt-six autres associations nationales, syndicat, groupement, toutes disciplines confondues de la filière, ce qui a permis de nous découvrir, donc nous rendre plus fort.

Quelles sont les actions qui ont été menées ?

Nous avons participé et participons à de gros dossiers, en tant que Gesca, tels que les immobilisations, les baux ruraux, la rente de la terre, la création du guide d’installation, la TVA européenne, le poids des camions, le CAPTAV et d’autres dossiers tout aussi importants. Tout ceci représente beaucoup de réunions, tant au ministère du Budget, de l’Agriculture, de l’Equipement et à l’Elysée, au Sénat et à l’Assemblée nationale. Nous avons également fait de la communication en éditant des fiches d’activité destinées aux différents services des ministères et organismes, ce qui leur a permis d’acquérir une connaissance du travail dans les écuries. Nous avons collaboré sur le dossier de la SMI (la Surface minimale d’installation), qui débouche, entre autres, sur le cheval de subsistance pour les retraités.
En interne, le syndicat a œuvré sur les dossiers tels que le PEI, la sécurité au travail avec la MSA, la convention collective, les heures d’équivalence, les déferrés. Et puis nous publions l’annuaire des professionnels, nous organisons l’arbre de Noël des enfants, la soirée des entraîneurs qui nous apporte un profit. Nos élus siègent dans différentes commissions du Cheval Français et de l’AFASEC. Chaque jour, le secrétariat répond aux demandes de nos adhérents. En un mot, nous ne faisons pas de bruit mais nous sommes actifs !


Quels sont vos rapports avec le Cheval Français ? En d’autres termes votre présence au bureau de la société mère est-elle un avantage ou un handicap ?

Un handicap non, nos rapport son bons. Nous ne sommes pas un syndicat politique. Ce n’est pas dans notre culture. Nous n’avons que des doléances, c’est là toute la nuance. Songez que nous sommes aussi tous membres du Cheval Français et que nous avons aussi l’obligation de protéger notre société mère. Vous voyez, rien n’est simple. En outre, je dois dire que nous sommes écoutés et respectés. Nous n’essuyons que rarement des refus. Nous avons su créer une harmonie.

Actuellement Dominique de Bellaigue, président du Cheval Français dit « non » aux paris à cote fixe. Depuis plusieurs mois, il fait des démarches de sensibilisation auprès des politiques français et européens sur ce danger. Pouvez-vous nous donner votre réflexion sur ce combat.

Nous sommes totalement en plein accord avec le président Dominique de Bellaigue. Si le mutuel existait sur tous les jeux d’argent, on garantirait l’éthique et la transparence, ce qui fermerait la porte à toute tricherie. Il faut faire prendre conscience à nos députés et sénateurs de la gravité des paris à cote fixe. Non seulement pour l’avenir du sport en général, mais aussi de la perte financière que subiront les entreprises autour du cheval avec la perte du retour des revenus à la filière. Et puis pour la protection de nos jeunes qui pourraient se trouver sous influence. Vous savez, lorsque je regarde tout ça, j’ai l’impression que l’on revient en arrière et c’est pour ça que par solidarité avec le monde sportif nous disons « Non » aux paris à cote fixe.

Comment voyez-vous l’avenir du Syndicat ?

Il a et aura un rôle de plus en plus important par la nécessité du nombre d’actions à mener pour la défense de la profession, car l’avenir s’annonce difficile. Il y a plus de besoins en raison du professionnalisme des entreprises, des entraîneurs, pas seulement au niveau technique et réglementation mais aussi pour les règles législatives le syndicat a su trouver sa place, son rythme. Il est nécessaire et incontournable.

Et quel bilan faites-vous de votre parcours ?

(Après un temps de silence, Christian Bazire reprend) Je reconnais que rien ne me prédestinait à un tel parcours étant le seizième d’une famille de dix-huit enfants. Je suis parti de chez mes parents à 14 ans, rien ne me donnait gagnant. Mais comme les jeunes de ma génération, j’ai appris que seul le travail pouvait concrétisait mes rêves.

Laissons-là Monsieur le président à ses combats et regarder l’avenir que dessinent ses quatre petits-enfants.


Martine Della Rocca





1.Posté par sru14229 le 20/12/2011 22:49
bonjour Hervé
mon ami va perdre sa licence amateur de trot s'il ne trouve pas deux montes avant la fin de l'année 2011. il a deja monté à Argentan . y a t il une info ? avez vous une solution? comment puis je l'aider?
auriez vous dans vos nombreuses relations un entraineur de trot qui pourrait l'aider? il se deplace n'importe où . merci

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