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A LA RENCONTRE DE LA CHAMBRE SYNDICALE DU COMMERCE DES CHEVAUX DE FRANCE

MONSIEUR PACO RIGAUDIERE- REAL CHEF DE PROJET DE LA CSCCF A BIEN VOULU JOUER LE JEU DES QUESTIONS REPONSES.



A LA RENCONTRE DE LA CHAMBRE SYNDICALE DU COMMERCE DES CHEVAUX DE FRANCE
Pouvez vous nous présenter la Chambre Syndicale ?
Formée le 5 septembre 1894, la CSCCF est une association à but syndical. Située aujourd’hui au Haras de la Clairière (78125 Gazeran), elle a pour objet :
• l’étude, l’organisation et la défense des intérêts corporatifs, professionnels, économiques et sociaux communs à toutes les personnes exerçant la profession du commerce d’équidés et races asines sur toute l’étendue du territoire
• l’examen et la mise en application des réformes nécessaires, tant en ce qui concerne l’organisation de la profession que l’exploitation du marché du cheval
• la représentation des membres de cette profession et la poursuite des aménagements nécessaires aux besoins et aux progrès de leur commerce auprès des Pouvoirs Publics et Administrations

Tombée quelque peu en désuétude, la CSCCF entame son renouveau sous l’impulsion du nouveau bureau constitué de
- François Roemer (Président),
- Bertrand Poche (Vice-Président),
- Jean-Charles Liva (Trésorier)
- et des administrateurs que sont Jean-François Laurent, Jean-françois Rondoux, Etienne Laboute, Hervé Francart, François Monmarson.

Après une année de relance, la CSCCF enregistre près de 100 adhésions (cavaliers, éleveurs, marchands, courtiers, gérants de centres équestres).


Comment fonctionne-t-elle ?
La CSCCF est une antenne nationale aux orientations politiques définies par un Conseil d’Administration constitué de 8 membres actifs. Sur des dossiers particuliers (prospection internationale, communication, …), des comités de pilotage permettent aux adhérents volontaires de plus s’investir et de nous faire partager leurs opinions, leurs expériences. Cela traduit la volonté de transparence et de participation sur laquelle s’appuie le fonctionnement actuel de la Chambre.
La grande majorité de nos adhérents détient la qualité de membres actifs ce qui leur ouvre le droit à l’ensemble de nos prestations et informations. Sensibles aux actions et projets de la Chambre, d’autres acteurs ne répondant pas aux critères d’entrée ont néanmoins souhaité nous apporter leur soutien en sollicitant leur adhésion en qualité de membres bienfaiteurs.
Pour l’heure, aucune antenne régionale n’est en place mais une approche locale est à l’étude :
- nomination de représentants régionaux : cerner les enjeux et besoins de chaque région, participation aux politiques régionales, représentation aux conseils des chevaux, …
- mise en place d’un maillage de structures d’accueil et de présentation sélectionnées en fonction de critères énoncés dans un cahier des charges (proximité grands axes, qualité des infrastructures, …) : faciliter la réalisation de supports de communication (vidéos, …) et l’organisation de rassemblements de vente pour une clientèle française ou étrangère.


Les marchands de chevaux en terme économique que représentent-ils?
Pour répondre à cette question il faut en premier lieu définir ce que l’on entend par le vocable de « marchand » en tenant compte des modifications apportées au segment du commerce ces dernières années :
-disparition de la carte professionnelle de marchands : Aujourd’hui, tout le monde peut s’adonner librement au commerce d’équidés
-apparition de la garantie de conformité des biens qui ne fait aucune distinction quant à l’origine professionnelle du vendeur.
On peut légitimement qualifier aujourd’hui de marchands tout les professionnels du cheval qui en pratiquent le commerce, de manière exclusive ou en complément d’une autre activité principale (élevage, valorisation, instruction). En d’autres termes, parler de marchands équivaut à considérer tous les acteurs du commerce dès lors qu’ils sont professionnels.
En conclusion et en réponse à la question initiale, le poids économique des marchands ou des activités marchandes est donc considérable puisque ce segment est un passage obligé, le point névralgique de toutes les activités de terrain liées à l’utilisation des équidés :
- vendre sa production est une nécessité pour l’éleveur,
- vivre des gains en concours est une utopie pour la majorité des cavaliers
- pratiquer le commerce est l’essence même du négociant.
La C.S.C.C.F a du s’adapter au contexte des ventes (conformité, carte professionnelle) et les profils de nos membres, marchands sont variés : éleveurs, cavaliers, négociants, centre équestres, … mais tous professionnels !
La CSCCF, c’est un réseau de vendeurs qualifiés, engagés dans une démarche responsable. Certains ont fait le choix de s’orienter vers une clientèle loisir tandis que d’autres se concentrent sur une demande attachée à la pratique sportive, de niveau amateur ou professionnel, et ce, toute discipline confondues (Saut d’Obstacles, Complet, dressage, endurance, …). Par ailleurs, compte-tenu de la multiplicité des utilisations et la polyvalence de certains équidés, aucune distinction de race n’est opérée et nous pouvons répondre à tout type de demande si l’on exclue celles relevant des filières courses.

Y a-t-il une Ecole, des diplômes ? pour s’installer en tant que marchand de chevaux ?
Comme précisé plus avant, aucun justificatif n’est exigé pour pratiquer le commerce. Cette situation est d’ailleurs regrettable car elle encourage les transactions entre amateurs, qui par définition ne disposent pas toujours des compétences de conseil, d’expertise des professionnels. En outre, rappelons que lorsqu'il achète à un autre amateur, le client ne dispose pas des garanties et droits qui accompagnent les transactions avec un professionnel.
La CSCCF est consciente de cette situation et travaille à apporter plus de transparence, de compétences et de professionnalisme aux activités de commerce. Si le projet n’est pas aujourd’hui d’actualité, la question d’un diplôme a toutefois déjà été soulevée.
Dans un premier temps, nous travaillons à mettre en place un comité d’experts qui pourra, à la demande du client, et en tant que prestataire de conseil, accompagner l’acheteur dans sa démarche d’acquisition. En parallèle nous envisageons de soumettre à nos membres une charte de bonnes pratiques qui sera un premier élément de distinction quant à la qualité du savoir-faire des vendeurs.


Organisez-vous des grands événements?
L’objet de la CSCCF est l’action syndicale et non pas l’organisation d’évènements. Néanmoins, notre réseau de vendeurs et le maillage prochain d’infrastructures adaptées aux présentations commerciales laissent entrevoir des possibilités de rassembler en un même lieu et une même unité de temps, une offre d’équidés sélectionnés en fonction des critères de recherche qu’un acheteur nous aurait fait parvenir. Il est d’ailleurs important de souligner qu’aucune rémunération ne sera perçue par la CSCCF pour ces actions.

Soucieuse du salut de la filière plus que de son intérêt personnel, la Chambre Syndicale est en outre tout à fait disposer à mettre ses compétences à disposition des organismes intéressés au commerce (Association de races, Groupement Hippique National, Association des cavaliers de Saut d’Obstacles Français, …).

Avez vous des relations avec l’étranger?
Dans le contexte actuel de globalisation des marchés et face à une concurrence forte et organisée, développer des marchés extérieurs, fiables et pérennes est devenu un impératif. Si aucune action concertée n’est encore à l’ordre du jour, l’incitation à prospecter à l’étranger est un des objectifs de la CSCCF. Pour ce faire, nous disposons d’une enveloppe (mise à disposition par le Fonds Eperon) que nous entendons répartir à l’ensemble de nos membres désireux de se rendre en missions. Une convention nous lie d’ailleurs à ces derniers et les engage à nous faire partager leurs expériences internationales (définition de la demande locale, …).
En matière de relations extérieures, nous nous appuyons sur les compétences, les réalisations et la notoriété de l’Union Nationale Interprofessionnelle du Cheval dont notre Président est Vice-Président de droit.


Qu’elle est sa place, son rôle envers ses membres ?
La CSCCF est dans un processus de renouveau. Cette première année sous l’impulsion du nouveau bureau est donc une année de transition, forte en projets dont nous pèserons les retombées dans les exercices à venir.
Aujourd’hui nos adhérents peuvent être perçus comme des pionniers, conscients des manques de notre filière, de son absence de lisibilité, et de l’utilité d’un organisme référent pour le commerce et ses enjeux. Ils sont tous engagés dans une démarche responsable et raisonnent suivant la célèbre maxime que « l’union fait la force ». Nous partons pour notre part du postulat que de nos bons résultats dépendra l’adhésion future. Nombreux sont ceux qui attendent de voir et c’est tout à fait compréhensible et légitimes dans ce contexte de « vache maigre » où la rentabilité des ateliers chevaux est tout à fait relative.
Concernant la reconnaissance des autres organismes de la filière, nous pensons avoir réussi notre premier pari : nous sommes de plus en plus fréquemment sollicités pour apporter notre concours aux réflexions de la filière sur des dossiers transversaux liés directement ou non au commerce (équarrissage, systèmes de carte de propriété, conférences sur le commerce, …).

Enfin, bien que nous attendons des collaborations futures plus harmonieuses et plus marquées, quelques premiers travaux en concerts avec d’autres organismes nous laissent entrevoir des horizons prometteurs. Nous avons par exemple initié le projet de réaliser un contrat de vente reconnu par la filière, réalisation qui a vu la participation de l’Association des Cavaliers de Saut d’Obstacles Français (ACSOF), de l’Association Nationale des Selle Français (ANSF), de la Fédération Nationale du Cheval (FNC), du Groupement Hippique National (GHN), de l’Association des Vétérinaires Equins de France (AVEF), des experts en matière animale et agro alimentaires Equitas et de notre avocat. C’est pour nous une réelle preuve que la filière peut travailler en harmonie sur des projets d’intérêts communs.

Avez vous des relations avec les autres races de chevaux ?
Oui, comme nous venons de le préciser mais nous espérons que ces relations se multiplient et s’amplifient. Encore une fois, nous défendons les intérêts du commerce et donc de la filière. Aucune race n’est exclue de nos actions.

Est ce que les jeunes s’impliquent dans le combat associatif ?
On connaît les difficultés que rencontrent les jeunes à l’installation : investissements financier et humain conséquents ce qui ne leur laisse que peu de place pour les combats associatifs. A nous de leur montrer que leur adhésion à nos actions est dans leur intérêt et dans celui de la filière. N’oublions pas qu’ils sont les décideurs de demain.

Les conséquences économiques suite à la crise, auront-elles des retombées pour votre secteur?
S’il est encore tôt pour peser les retombées de la crise sur le marché du cheval, il semble cependant justifié que la baisse des projets d’investissements puisse impacter sur les ventes d’équidés.
La vente de chevaux a toujours été un exercice de style … la conjoncture imposera peut être plus de professionnalisme dans les pratiques des vendeurs.

Avez-vous un site Internet ?
Un nouveau site (www.csccf.com est en développement. Il devrait être définitivement opérationnel à la mi-septembre.


FCP




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