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6ème congrés sur la gestion des entreprises du cheval

La démonstration que l'union fait la force.



6ème congrés sur la gestion des entreprises du cheval
Le 17 juin 2008 s’est déroulé sur l’hippodrome de Paris Vincennes, le Congrès relatif à la gestion des entreprises du secteur cheval sous ses aspects fiscaux, sociaux, économiques et juridiques, organisé par l’association Cheval Passion de Femmes. Explications, sur cet évènement attendu, de Martine Della Rocca Fasquelle sa Présidente.



Quelques informations utiles

Depuis 6 ans, chaque année vous mettez en place cette manifestation, pourquoi ?

Pourquoi ! …parce que c’est une nécessité. Lorsque Cheval Passion de Femmes a été créée en 2000, l’objectif était de donner une représentation aux épouses des professionnels afin qu’elles puissent participer aux réunions que j’organisais dans les MSA en région. Rappelez-vous qu’à cette époque, certains individus ne voulaient pas que les femmes y assistent. Grâce à notre action, elles peuvent aujourd’hui participer à toutes les concertations concernant la gestion de l’entreprise. Nous avons créé un réseau d’entraide pour répondre de manière efficace à la responsabilité que nous confient nos maris « des papiers ». Très souvent, nos études ne nous ont pas formées à ce rôle difficile, nous avons donc appris en commettant des erreurs. Vous en connaissez les conséquences aussi bien familiales qu’économiques !!
Je ne voulais plus voir des personnes perdre leur entreprise parce qu’elles n’avaient pas la formation, ni l’encadrement nécessaires pour se défendre face aux organismes sociaux. En créant l’association nous avons rassemblé nos expériences, fait face aux problématiques rencontrées. Au fil du temps, des femmes du galop et de l’équitation nous ont rejointes. Nous avons appris les unes des autres, nous nous sommes aperçues que d’une discipline à l’autre, les difficultés étaient les mêmes.
A l’époque, très peu de cabinet comptable maîtrisait notre fiscalité. La réflexion m’a conduite à mettre en place une rencontre annuelle entre les services des différents ministères et organismes (Finances , Agriculture, Equipement, Justice, Chambres d’Agriculture, Mutualité Agricole) et nos experts-comptables et avocats. Il nous fallait tisser des liens qui réunissaient les compétences de chacun pour que nos entreprises soient plus performantes.

Dans quelles conditions avez-vous effectué cette démarche ?

Les débuts n’ont pas été simples car il fallait faire changer l’état d’esprit de notre secteur. Avez-vous remarqué que lorsqu’on entreprend quelque chose de nouveau cela gêne toujours quelqu’un ?... Des attaques et des coups j’en ai reçu mais cela m’a rendue plus pugnace. J’ai également eu beaucoup de chance car j’ai toujours rencontré la personne qui correspondait aux besoins que nous avions. Jamais, tant dans les services que les cabinets des ministères, que la majorité ait été de droite ou de gauche, je ne me suis trouvée confrontée à un refus. Du fait, je pense, que ma demande n’avait pas de caractère politique mais était simplement humaine. Voilà donc comment est né, en 2001, ce congrès en réponse à un véritable manque.
Il est maintenant un rendez-vous attendu chaque année par les spécialistes de la gestion et de la défense des entreprises qui viennent de toute la France mais aussi par les ministères qui découvrent l’application concrète des textes de loi, instructions, circulaires etc. Il a permis d’ouvrir bon nombre de dossiers par la suite et de les régler.
Mis en place par l’association Cheval Passion de Femmes, il est devenu, au fil du temps, le Congrès de la Filière Cheval et m’a permis, en 2005, de mettre en place le Groupe des Entreprises du Secteur Cheval (GESCA). Il réunit les techniciens des différents syndicats : Entraîneurs au Trot, Association des Entraîneurs de Galop, Syndicat des Etalonniers Particuliers au trot, Groupement Hippique National, Syndicat des Eleveurs de Chevaux de Sang, et bénéficie du soutien des Sociétés Mères des Courses : le Cheval Français et France Galop. Y sont également associés des spécialistes bénévoles dont le rôle est de reprendre les problématiques soulevées lors du congrès afin que les leaders des syndicats et associations déposent, ensemble, leurs propositions aux Ministères et autres organismes sociaux. GESCA est devenu en 2007 une association, présidée par Christiane Head-Maareck, dont je suis la coordinatrice.

Quel bilan faites-vous de cette dernière édition ?

Très bon, comme d’habitude… Les débats ont été pointus, l’ambiance conviviale. L’équipe organisatrice de l’évènement était aussi là pour donner le ton de cette journée. De plus, lorsque vous avez, à la tribune, un Président de séance tel Dominique de Bellaigue, vous partez déjà gagnant. Nous avons accueilli cette année à la tribune : un chargé de mission de l’Elysée, les services des Ministères de l’agriculture et des Finances, l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture, la Caisse Centrale de la Mutualité Sociale Agricole. Tous ont eu à cœur de répondre concrètement et précisément aux questions, posées par un public de spécialistes venant des différentes régions. Les ministères sont intéressés par le congrès car cela leur permet de vérifier si l’interprétation qui en est faite est bien conforme à l’esprit des textes.
Bon nombre de contentieux ont ainsi pu être réglés, simplement par une communication directe entre les techniciens des ministères et les nôtres car qui mieux que nos experts comptables ou avocats peut mieux nous représenter auprès des ministères dont ils maîtrisent le « langage » ?
Par ailleurs, le congrès a permis de tisser des liens entre les équipes et de renforcer considérablement l’efficacité de l’action des techniciens bénévoles auprès de GESCA.

En résumé je dirais que : parce que nous nous sommes regroupés et que nous avons su mettre de côté nos rivalités internes, nous avons pu obtenir des avancées rapides dans la mise en place d’une fiscalité adaptée à notre filière.
Et je profite de cette occasion qui m’est donnée pour remercier tous les spécialistes qui ont accepté d’apporter leurs compétences pour aider bénévolement des entreprises en difficulté. Je remercie également la Présidence de la République, les Ministres des Finances, du Budget et de l’Agriculture, l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture, la Caisse Centrale de la Mutualité Sociale Agricole, les Société Mères des Courses, les associations, syndicats, groupements et fédérations de professionnels, ainsi que les acteurs de la filière cheval, pour leur contribution à la réalisation de ce sixième congrès sur la gestion des Entreprises du Secteur Cheval. Ce travail est, avant tout, un travail collectif et j’en suis particulièrement fière. Nous avons ainsi modifié le paysage du monde du cheval en monde des entreprises du cheval.

Les personnes le désirant peuvent commander le compte rendu 2008.


Léa de Bellaigue Fallourd




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